Publié le 2 juillet 2026 à 08h55
Le dépannage électrique commence toujours par une question universelle : où se situe le défaut dans le système ? Sur une armoire industrielle de 415 V, le problème peut provenir d’un enroulement de moteur en court-circuit, d’un mauvais contact dans un porte-fusible, d’un conducteur surchargé ou d’un contacteur fatigué. Tous génèrent des signatures thermiques différentes, chacun sur des parties distinctes de l’armoire. Ouvrir le tableau et mesurer méthodiquement prend du temps, impose de couper l’alimentation et expose les techniciens à des risques. Une pince multimètre avec caméra thermique intégrée inverse la démarche : on visualise d’abord la chaleur à travers une porte fermée ou à distance de sécurité, on identifie le point chaud, et ce n’est qu’ensuite que l’on ouvre pour confirmer par une mesure directe.
Ce que signifie IGM (Infrared Guided Measurement)
IGM est l’appellation commerciale de FLIR pour la technologie où une caméra thermique guide l’utilisateur directement vers la source du problème sans qu’il soit nécessaire de toucher l’équipement au préalable. La pince multimètre à caméra thermique FLIR CM275 applique ce principe au diagnostic électrique. La caméra affiche la répartition thermique de la face avant de l’armoire — et une soudure froide, une gaine en PVC qui fond, un fusible en surintensité ou un moteur présentant un défaut d’enroulement apparaissent instantanément sous forme de points chauds par rapport à leur environnement.
C’est seulement à ce stade — une fois le défaut localisé visuellement — que le technicien intervient avec son équipement de protection pour effectuer la mesure physique à l’aide de l’ampèremètre, du voltmètre ou de l’ohmmètre. Le temps global de diagnostic passe d’une heure à souvent moins de dix minutes, et le risque de contact direct avec un potentiel inconnu diminue de façon spectaculaire.
Ce que la pince mesure au-delà de la thermographie
La CM275 est pleinement équipée en tant que multimètre TRMS et pince de courant. La mesure de courant AC/DC par pince constitue sa fonction de base : mesurer l’intensité sans ouvrir le circuit, une caractéristique essentielle pour vérifier la charge des moteurs, les courants de transformateurs et les circuits d’alimentation. TRMS (True Root Mean Square / valeur efficace vraie) signifie que l’appareil délivre une mesure efficace précise, même sur des formes d’onde déformées — un critère critique dans les installations modernes équipées de variateurs de fréquence et d’alimentations à découpage où la sinusoïde est altérée.
En plus de la mesure de courant : mesure de tension (AC/DC), mesure de résistance, test de continuité, test de diode, mesure de capacité, mesure de fréquence. L’instrument est dans la pratique un multimètre numérique industriel complet, avec une caméra thermique en prime.
Les avantages de la fonction de documentation
L’écran affiche simultanément les images thermiques et les valeurs de mesure en temps réel. Cela permet d’enregistrer la documentation d’une mesure physique conjointement à son contexte thermique : le thermogramme avec le point chaud ainsi que l’intensité mesurée à cet instant à travers le conducteur en surchauffe. Pour les rapports d’intervention, il s’agit d’une documentation combinée qu’aucun instrument individuel ne peut fournir.
Les images et les relevés peuvent être transférés vers un PC pour la rédaction de rapports. La mémoire interne de l’appareil est dimensionnée pour un usage intensif d’une journée complète : plusieurs centaines d’images accompagnées de leurs données de mesure associées.
Où la combinaison pince + caméra fait toute la différence
Maintenance électrique industrielle : Usines abritant des centaines de moteurs, postes de transformation, armoires d’automatismes. Une thermographie périodique révèle les anomalies naissantes des mois avant qu’elles n’entraînent un arrêt de production. Le fait de pouvoir vérifier immédiatement les points chauds par une mesure d’intensité directe permet d’obtenir un diagnostic documenté.
Bâtiments tertiaires : Tableaux électriques généraux (TGBT) dans les immeubles de bureaux, centres commerciaux, hôpitaux. L’inspection thermographique est un volet incontournable de la maintenance préventive — en particulier lors des audits pour les compagnies d’assurance.
Installations photovoltaïques : Surveillance des onduleurs, sectionneurs DC, coffrets de raccordement. Les panneaux solaires présentant des points chauds (dus à des ombrages ou à des diodes by-pass défaillantes) sont clairement mis en évidence en thermographie.
Maintenance des postes haute et moyenne tension : Disjoncteurs de puissance, sectionneurs, transformateurs de puissance et transformateurs de courant dans les centrales, sous-stations et postes de livraison industriels. La maintenance prédictive repose sur une surveillance thermographique régulière.
Centres de données (Data centers) : Systèmes UPS / ASI, panneaux de distribution, chemins de câbles. Un point chaud dans un tableau de distribution peut détruire des milliers de serveurs s’il n’est pas détecté et corrigé à temps.
Maintenance de moteurs et pompes : Paliers de moteur (un roulement en surchauffe apparaît nettement à la caméra thermique), enroulements (un déséquilibre de phases produit une répartition thermique asymétrique), courroies et accouplements.
Maintenance CVC / HVAC : Variateurs de fréquence et cartes de régulation pour pompes à chaleur et centrales de traitement d’air. Les cartes électroniques de commande défectueuses présentent des signatures thermiques caractéristiques.
Bornes de recharge et mobilité électrique : Bornes de recharge, packs de batteries (points chauds sur des cellules individuelles), variateurs de traction. Un défaut naissant sur une cellule de batterie est révélé en thermographie bien avant l’apparition d’un risque d’incendie.
Automatisme industriel : Armoires API/PLC et boîtes de jonction d’E/S. Relais en surchauffe, borniers noircis, connexions de câbles desserrées — tous deviennent visibles.
Ce que vous apporte votre investissement
Une pince ampèremétrique AC/DC combinée offrant une précision TRMS, une caméra thermique intégrée avec une résolution parfaitement adaptée à l’inspection électrique, un grand écran rétroéclairé, des fonctions complètes de mesure de tension/courant/résistance/continuité/capacité/fréquence, le stockage et le transfert d’images, ainsi qu’un boîtier industriel robuste.
8 649 couronnes : voilà l’investissement nécessaire pour réduire drastiquement le temps de dépannage tout en augmentant la sécurité des intervenants. Pour les experts en électrotechnique industrielle, cet instrument représente un équipement de base incontournable. Pour les ateliers assurant une maintenance électrique périodique, il est amorti en quelques interventions seulement — notamment lorsque les chantiers exigent des rapports de conformité pour les assurances ou les organismes de contrôle.
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